samedi 2 mars 2013

Der bomber

Au secours, Sinisa va tirer..

En ces temps de crise blaugrana, le grand club à bout de souffle, souvenons nous d'un sacré client en la personne de Sinisa Mihajlovic, le Sinisa, l'unique. un des tauliers de la sélection yougoslave et de la lazio de la grande époque ! back to the nineties baby !!

Sinisa en phrase de préparation et de propulsion, voyez  le travail des bras, des leviers de force.


Quand, dans les rencontres du championnat italien (calcio) pendant les années fastes des nineties (90's), malheur à l'équipe qui concédait une faute hors de ses dix-huit mètres si elle devait jouait contre la Sampdoria de Gênes ou surtout la Lazio de Rome,  parce qu'un gars au pied gauche surnaturel allait furieusement nettoyer la lucarne du pauvre gardien adverse. On parlait alors d'une punition, le missile tactique allait s'abattre sur le dernier rempart, on avait affaire à un tireur de penalty depuis les 35 mètres en somme. mais de qui s'agit-il ? Platini ? Juninho, Rivaldo, Koeman ? Zidane même ? ou non, Del Piero ? Recoba alors ?  Mais non, vous n'y êtes pas.

Je sais pas vous mais moi, le foot, c'est aussi un peu plus que les phases de jeu, c'est un peu plus que le jeu lui même, ainsi, je vous parlerai d'un joueur serbe ( pour être plus précis et ethno-essentialiste, il est serbe par le papa, croate par la maman, du temps du père Tito, il était simplement yougo, mais l'Allemagne revancharde et l’Europe intrigante en ont décidé autrement, pour s'encastrer la chose dans l'esprit, revoir les trois heures enfiévrées de bravoure de Kusturica, Underground, les ficelles souterraines de l'histoire ont mis fin au rêve yougoslave, qui a été un crève-coeur pour ce prétendu crypto-fasciste qu'est Sinisa...) dont on dira certes qu'il est pétri de talent mais au tempérament de feu, attitude qui a permis aux Serbes d’être ce qu'ils sont, des gars fiers et droits dans leurs bottes, des Slaves sudistes qui ne se laisseront jamais faire, qui ont crée ce micro-climat, une civilisation slave dans ce pourtour méditerranéen peuplé plutôt de Romans et de Grecs au nord, au sud des populations arabo-berberes. Donc oui de Sinitsa Mihailovic, on conserve le souvenir du monstrueux pilier défensif de la fin des nineties dans une des plus belles escouades de l'époque , la grande Lazio !


phase 1# : les bras donc comme un levier alimentant la puissance du pied gauche





 La SS Lazio , c'est pas qu'ils étaient fan du troisième Reich, non bien au contraire, la lazio est le détonnant ennemi héréditaire de l'AS Roma ( ou tout simplement la Roma), autre grand club romain qui lui fut crée sur instruction du Duce pour faire la nique au turbulent et opposant club du peuple du latium ( les Latins, quoi, vous savez maintenant d'où ça vient !) d'où le nom de Lazio " la plaine entourant la ville éternelle quoi qu'on puisse dire today de Rome et de son infâme aéroport ( beaucoup de gens s'en plaignent et ma mère par dessus le marché.) "


phase 2  : le pied effleurant le ballon. De dos, il était une virgule létale dans le pré.

phase 2 : moment critique, déséquilibre, le ballon se soulève, big bang  !



La Lazio quand elle marchait sur la péninsule italique et l'Europe même, tu administrais des exocets fantastiques sidérants de beauté et de puissance, y a bien eu Juninho, le Brésilien de l'olympique lyonnais pour les imbéciles heureux (qu'on appelle communément footix, ils ont 20 à 25 ans et croient tout connaître du football alors qu'il n'ont pas vu jouer Dieu ( Van Basten par exemple mais surtout Maradona en 86, moi si, je l'ai vu faire la passe à Burruchaga pour le but de la victoire contre des Allemands qui jouaient en vert, énorme stade Aztèque de Mexico, soleil de midi au zénith  tout ça à la télé.)  Il y avait, en vérité pour les spécialistes et les fins connaisseurs qu'un maître absolu qui a remis Platini et son record de buts sur coup franc dans le championnat italien à une place " naturelle " de second;  les missiles balistiques de longue portée du "Sinisa" ( y avait bien l'albinos impassible oranje Ronald Koeman dans le barça de Kruyf qui possédait une puissance au pied équivalente mais jamais avec l'autorité ni la régularité de sinitsa ) sinitsa c'était ce buste gonflé bien droit prêt à en découdre, col surhaussé à la façon de son contemporain Cantona roi de Manchester, le même bagage technique ( il sort du moule extravagant de technicité de l'école yougoslave via l'institution belgradoise de l'étoile rouge, souvenez vous du sourire grand mère de l'avant centre Pancev qui roule dans la farine l'OM en champions, c'était en 91, juste avant "la guerre de partition" de la Yougoslavie...)

phase 3 : accompagnement du ballon, mouvement du bras droit, ça fouette !

le corps arqué par la puissance dégagée

Sinisa ce sont avant tout des coups francs terribles: témoins de la puissance dévastatrice :  les gardiens de but coéquipiers tout le long de sa carrière refusaient que Sinisa tire les penaltys car les ballons étaient tapés tellement forts qu'ils en étaient douloureux à vouloir les contrer avec de simples gants. A l'entraînement, ses coups francs finissaient au fond comme souvent.  Les anciens se rappellent du frisson qui enveloppait les stades de Serie A. Quand le serbo-croate s’apprêtait à tirer, tout le monde savait, surtout le gardien adverse, la peur dans le ventre le psychopathe aux yeux de pervers va tirer ! Au secours, il va décocher une frappe terrible du gauche ( il est gaucher, oui) le ballon est comme punché, violemment catapulté ...
On se rappelle cette confrontation d'avec le Milan; ce jour là, il avait marqué un but, et délivré deux centres millimétrés à ses attaquants; trois coups de pieds  pour sauver sa lazio d'un naufrage face à la machine de l'AC Milan ( le club le plus titré au monde, des sénateurs prétentieux sur le terrain, à l'époque le milan voulait dire quelque chose, aujourd'hui, c un peu comme la JSK de l'escroc hanachi, un club qui a perdu ses lettres de noblesse, des châtelains désargentés en somme) Sinitsa c'est un but du point de corner pour revenir à égalité !! Sinitsa c'est une putain de légende !!


le col et le buste fiers du Yougoslave.



Les gardiens servaient souvent d'écrin à ses coups francs magistraux, beaux comme des tableaux de maître, les derniers remparts venait clore l'oeuvre du bombardier serbe, à la manière de très beaux automates désarticulés s'étirant dans les airs, vaincus par la fulgurance du tir, un beau coup franc, c'est aussi quand le goal tente une magnifique parade même s'il échoue, c'est avec le concours de tout ceux qui font un bon coup franc qu'il en devient ce chef d'oeuvre qu'on se revoit entre amis ( comme un rituel savamment organisé : il fixe le ballon à terre, il recule, le buste toujours droit, de quelques pas militaires en regardant la lucarne, le mur et un peu le ballon, il prend l'élan, le bras gauche qui se lève dans les airs pour servir de levier, la puissance qui s'en dégage est terrible, détruire le ballon aussi violemment de cette façon, inimaginable. 1m85, dans les 78 kgs, une tête de tueur psychopathe, légende parmi les légendes,
Cadeau cette vidéo youtube, visez son hat-trick, pas moins de trois buts sur coup franc, un record. 






Qui d'autre que Sinisa ose détenir un record à la fois étrange et prodigieux, il a ainsi inscrit le plus grand nombre de buts sur coup franc en une seule rencontre ! oui, il a exécuté trois coup franc tous couronnés de succès en une rencontre du calcio.
il a avoué lors d'une interview qu'il n'y avait pas plus belle chose au foot qu'un coup franc bien exécuté : du travail bien fait, l'artisan du coup franc est passé à la postérité en tant qu'artiste de la discipline !
Pour les puristes du coup franc, son coup franc est le meilleur,  par sa beauté sa puissance sa trajectoire incroyable, bijou diamant vérifiable sur youtube, le foot nineties a encore de beaux restes à nous montrer !

Avec 20 kg en plus et en tant qu’entraîneur, les jeunes autour admirent le maître ! 



Le salaud n'a rien perdu de sa technique, elle sera au fond !